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L'éditeur Wiley prévoit de vendre ses contenus scientifiques à des entreprises d'IA

Publié le 3 février 2026 Mis à jour le 3 février 2026

L'éditeur académique Wiley prévoit de réaliser 44 millions de dollars US (environ 40 millions d'euros) grâce à des partenariats permettant d'entraîner des modèles de langage (LLM) sur les travaux de ses auteurs. Wiley refuse catégoriquement de laisser aux auteurs la possibilité de retirer leurs travaux de ces accords de licence.

La stratégie de l'éditeur suscite une vive polémique au sein de la communauté scientifique pour plusieurs raisons :
  • Absence d'« opt-out » : Wiley refuse catégoriquement de laisser aux auteurs la possibilité de retirer leurs travaux de ces accords de licence.
  • L'argument de la « scalabilité » : Pour justifier ce refus, Wiley affirme que la gestion des droits d'auteur est trop complexe pour être appliquée à l'IA.
  • Opacité contractuelle : Si Wiley assure que les auteurs sont rémunérés selon leurs contrats, l'identité des entreprises d'IA partenaires et la répartition exacte des gains restent strictement confidentielles.
Une tendance de fond dans l'édition
Wiley n'est pas un cas isolé. D'autres géants comme Taylor & Francis ont déjà conclu des accords similaires (notamment avec Microsoft pour 75 millions de dollars). Cette tendance montre que les éditeurs transforment leur immense catalogue de données de recherche en une nouvelle source de revenus très lucrative, souvent au détriment du contrôle direct des auteurs sur leurs propres œuvres.

Source : https://www.booksandpublishing.com.au/articles/2024/09/04/258068/wiley-expects-to-make-us44-million-from-ai-partnership-authors-unable-to-opt-out/

Mis à jour le 03 février 2026